ASSURANCE-VIE : ROI DES PLACEMENTS ?

BFG Capital

Quand il s’agit d’épargne, les Français n’aiment pas le changement. C’est la raison pour laquelle l’assurance-vie conserve pour la énième fois consécutive, la place de placement préféré des français ! Sa collecte nette* a même été multipliée par trois en 2018, atteignant ainsi plus de 22 milliards d’euros. Un record depuis 2015 !

 

Finalement, c’était presque inattendu. Avec une conjoncture assez incertaine et une peur de l’avenir économique, l’année 2018 aura été très bonne pour l’assurance-vie. Le seul mois négatif en 2018 fut le mois de décembre, ou un repli de 0,6 milliards d’euros a été constaté. Rien de très alarmant dans le fond, car selon la Fédération française des Assurances, cette baisse est en partie due à la volatilité du marché et concerne donc les unités de compte. A noter tout de même, les UC ont également battu un record historique de collecte ! La FFA se félicite d’ailleurs :  « avec 39,5 milliards d’euros, l’année 2018 s’inscrit comme LA meilleure année de l’histoire en termes de volumes de souscription d’assurance vie en unités de comptes ! ». Pour rappel, les unités de compte ne garantissent pas le capital, mais peuvent être beaucoup plus rémunératrices. Peut-être assistons-nous à un changement drastique du comportement des épargnants, qui s’ouvrent petit à petit à la prise de risque ?

L’assurance-vie aura donc largement surpassé le livret A, qui, avec son taux de rémunération de 0,75% depuis 2015, ne séduit plus. Avec le livret de développement durable et solidaire, aussi appelé livret LDD, ils n’ont collecté « que » 12,69 milliards d’euros en 2018.

 

Pour un placement à long terme, l’assurance vie maintient donc ses promesses et conserve un dynamisme que bon nombre de produits d’épargne classiques ne peuvent tenir. Avec 54 millions de contrats et 38 millions de bénéficiaires, l’assurance vie reste indéniablement le placement favori des Français.

Est ce que l’année 2019 sera un meilleur cru ? Cela reste à voir, car d’après la CLCV, association nationale de défense des consommateurs, la rémunération des fonds en euros est « beaucoup trop basse pour protéger l’épargne de l’inflation ». L’association reproche également aux assureurs leur manque de transparence vis à vis des frais engendrés par leur produit. Il est donc fort possible que les épargnants prennent peur et décident de s’orienter vers un autre type de placement… ou davantage vers les fonds en unité de compte. Affaire à suivre !

*dépots d’argent moins les retraits effectués par les épargnants