ÉPARGNE ET CONFINEMENT : QUE PENSENT LES FRANÇAIS ?

BFG Capital

Les Français sont de grand épargnants. Ce n’est un secret pour personne. Mais, comment agissent-ils en période de confinement ? La capacité d’épargne est en augmentation pour certains, car il y a moins de sorties ou de dépenses… Cependant, la plupart des Français est actuellement au chômage partiel et ne perçoit donc pas l’intégralité de son salaire. Pour autant, les charges ne diminuent pas. Alors, le confinement, bonne ou mauvaise nouvelle pour l’épargne ?

 

Confinement rime-t-il avec placement ? 

 

En France, la consommation des ménages est, on peut le dire, quasi totalement à l’arrêt. Avec le confinement et les règles strictes sur les autorisations de sorties, il est logique que la consommation soit à la baisse. Selon l’Insee, la consommation des ménages français est actuellement 35% moins élevée qu’en temps normal.

Tous les secteurs ou presque sont touchés : construction, transport, restauration, ou encore les services marchands. Seuls les secteurs agricoles et agro alimentaires arrivent pour le moment à tirer leur épingle du jeu. En effet, les restaurants étant fermés, les Français doivent cuisiner eux-mêmes et se nourrir à domicile.

Aussi, la majorité des ménages Français est assez bien équipée pour vivre le confinement sans trop le subir. Comme l’indique la dernière étude de l’observatoire Cetelem*, que cela concerne les produits alimentaires, internet ou encore tout type de divertissements, les Français ne comptent pas dépenser plus que d’habitude. Toujours d’après l’étude, ils sont 54% à avoir indiqué “vouloir réduire la fréquence à laquelle ils font leurs courses”. 34% ont, eux, déclarés ne rien vouloir changer à leurs habitudes. 

La consommation étant en chute libre, on observe chez la plupart des Français une tendance à l’épargne. Enfin… pour ceux qui ne sont pas directement impactés par une perte de revenus. Pour une petite majorité des Français (57%), le confinement est vécu comme une parenthèse avant de reprendre une vie normale, vie pour laquelle ils auront un budget de disponible. En effet, 75% des Français ont déclaré avoir réduit leurs dépenses et donc, réalisé des économies depuis le début du confinement.

De manière générale, même si les Français s’y sont plutôt bien adaptés, 88% sont inquiets pour l’économie de la France, 82% sont inquiets pour l’avenir du pays et 68% des sondés ont déclaré être inquiets des conséquences de l’épidémie sur leur pouvoir d’achat et leur épargne. 

 

Jusqu’à la fin du confinement, on peut donc s’attendre à de gros mouvements du côté de l’épargne…

 

  • Assurance-vie : la marche arrière ?

L’année 2019 a été une année de collecte record en assurance-vie. Comme nous l’indiquent les chiffres de la Fédération Française de l’Assurance, 144,6 milliards d’euros ont été collectés. Un record qui n’avait pas été atteint depuis au moins vingt ans.

Même si les fonds en euros représentent une grosse partie de la collecte, l’investissement en unités de compte présentait tout de même quelques améliorations. Comme nous l’indiquions dans notre précédent article, la part des unités de compte est passée de 24% à 34% entre septembre et janvier”. Tous les feux étaient donc au vert pour une année 2020 encore meilleure. Avec la crise que nous subissons actuellement, il est cependant fort probable que l’assurance-vie, et surtout l’assurance-vie en unités de compte, ne puisse tenir le rythme. 

À cela s’ajoute la chute des marchés qui peuvent en effrayer certains. Et pour ceux qui voudraient investir, même si des souscriptions 100% en ligne sont possibles sur certains contrats, rien ne vaut un cabinet en gestion de patrimoine, ou encore un établissement bancaire, pour pouvoir rencontrer un conseiller avant la mise en place de son projet d’investissement. Dans une situation aussi inédite que celle qu’on vit actuellement, il est important de bien se renseigner et d’être bien accompagné avant tout mouvement. Si vous êtes dans ce cas et souhaitez discuter avec un de nos conseillers, vous pouvez nous contacter à l’adresse urgence-covid19@bfgcapital.com.

 

 

  • Livret A : le grand gagnant

Sécurité, liquidité, facilité et accessibilité. On parle bien du livret A ! Et qu’importe son taux de rendement à 0,5%, c’est aujourd’hui vers le livret A que les Français vont surement se ruer. En effet, même avant la crise du covid-19, la récente baisse des taux n’avait pas réussi à faire grandir le désamour pour ce placement bancaire. En début d’année 2020, sa collecte était même d’environ 6 milliards d’euros, provoquant ainsi un nouveau record de l’encours à près de 304 milliards d’euros. Peu importe donc sa rémunération, au vue des circonstances économiques actuelles… En effet, quand les temps sont incertains, les Français sont davantage à la recherche de sécurité que de rendements. On appelle cela le “flight to quality”. C’est un constat qui est fréquemment fait lors de crises économiques, comme lors de celle des subprimes par exemple.

 

Outre le livret A, les Français pourraient privilégier leurs comptes de dépôts à vue, ou compte courant. À défaut de gagner de l’argent, ils préfèrent ne pas en perdre ! À envisager également, le retrait d’argent liquide, qui lui aussi à tendance à avoir un gros succès lors de périodes aussi compliquées…

 

Quelles solutions pour la sortie de crise ?

 

Avant même la pandémie du coronavirus, un des souhaits du gouvernement en ce qui concerne l’épargne était de l’orienter davantage vers les entreprises. Cela aurait pour effet de dynamiser la croissance et l’économie intérieure. Dorénavant et plus que jamais, cette idée est d’actualité. Dès lors que la crise du coronavirus sera passée, et que le déconfinement se fera petit à petit, il faudra relancer la croissance française. Cela pourra donc passer par l’investissement de l’épargne dans l’économie réelle : nos entreprises françaises.

Même si celles-ci bénéficient de nombreuses aides, comme nous l’indiquions dans notre précédent article COVID-19 : DE QUELLE AIDE PUIS-JE BÉNÉFICIER ?, il est évident que la plupart des entreprises n’en ressortiront pas indemnes. 

 

Il est donc de notre ressort, en tant que citoyen français, d’aider notre économie à aller mieux. La sortie de crise et l’effet rebond liée à celle-ci dépend donc en grande partie en la confiance des ménages et à la consommation que nous aurons. 

Comme l’a annoncé le Président de la République, Emmanuel Macron, lors de son allocution du 14 avril, le déconfinement sera possible à partir du 11 mai prochain. D’ici là, restons courageux, patients, et optimistes.

 

*Enquête réalisée en ligne, du 20 au 24 mars, sur un échantillon de 1536 personnes représentatif des Français âgés de 18 ans et plus.