RETOUR SUR L’AFFAIRE PANAMA PAPERS !

BFG Capital

Pas évident de passer à côté ! Panama Papers a fait couler beaucoup d’encre ces dernières semaines, faisant la une de tous les journaux et envahissant tous nos écrans. Même si ce n’est pas la première fois qu’une affaire de la sorte fait parler d’elle (cf Affaire Cahuzac), elle a pris une ampleur phénoménale, et ce, dû à la quantité de données incroyables révélées. Neuf mois de secrets et d’enquêtes entre journalistes du monde entier, et une révélation du dossier au grand public début avril. Célébrités, personnalités politiques, entreprises ou banques, personne n’a été épargné ! Retour sur cette terrible affaire…

En tant que cabinet de gestion de patrimoine, il pourrait y avoir certains amalgames entre notre univers financier et le scandale Panama Papers. Le directeur commercial de notre entité, Stanislas de Pioger, témoigne : « Panama Papers est un faux sujet d’actualité. Ce n’est pas la première affaire mettant en scène les paradis fiscaux, et ce n’est sûrement pas la dernière…  Il est vrai que les personnes concernées sont, par leurs statuts financiers essentiellement, quasi intouchables. Et la législation européenne, telle qu’elle existe aujourd’hui, n’arrange en rien les choses… À ce jour, il est tout à fait légal d’avoir des comptes offshores. En effet, selon la loi européenne, posséder un compte à l’étranger est autorisé, tant que celui-ci est déclaré et imposable. L’existence des paradis fiscaux n’est un secret pour personne ! Feinter la découverte ne fera donc pas avancer l’économie. Il faut imposer une législation plus stricte qu’aujourd’hui, voire créer une loi pénale sur ce sujet, qui forcera les potentiels intéressés à se poser des questions avant de franchir ce cap malhonnête. »

Le 12 avril 2016, la Commission Européenne a annoncé à Strasbourg un nouveau plan, pour obliger les multinationales au sein de l’UE, à être plus transparentes quant à leurs chiffres d’affaires, bénéfices, assiettes fiscales et impôts payés dans les différents Etats membres. Quelle que soit la nationalité de l’entreprise, si elle a un chiffre d’affaires d’au moins 750 millions d’euros, et qu’elle possède une filiale dans l’UE, elle aura donc l’obligation de publier des éléments comptables et fiscaux. Cependant, ce plan ne régit en aucun cas le problème, dans le sens où les comptes offshores restent tout à fait légaux et peuvent donc être dissimulés dans des paradis fiscaux. La véritable difficulté est donc d’ordre moral. « Tant qu’il n’existera pas de taxes similaires entre chaque pays, et que les différents Etats n’interdissent pas clairement l’immoralité de l’acte, il n’y aura pas d’issue positive possible », poursuit Stanislas.

Suite à l’annonce de ce plan, qui a d’ailleurs suscité de vives réactions, l’ONG Oxfam a dénoncé la Commission Européenne de ne proposer qu’un « simulacre de transparence ». Nous faisons face à un fossé qui se creuse, entre une population soumise à une pression fiscale constante, et une population de « grands fortunés » capable de s’en échapper. En continuant ainsi, chaque pays participe à la fragilisation de sa propre économie.

« Ce qui peut être inquiétant pour nous, c’est l’association que font les gens entre le monde de la finance et les affaires de fraude fiscale. Les banques françaises concernées par le scandale, subissent aujourd’hui les conséquences de leurs malhonnêtetés. Malheureusement, le secteur de la finance en France en est fortement affecté », conclut Stanislas.

Les entreprises du secteur financier engagent, au quotidien, leurs responsabilités auprès de leurs clientèles pour lutter contre ces préjugés. Notre cabinet, BFG Capital, défend les valeurs de transparence et d’honnêteté. C’est pourquoi, chaque jours, l’ensemble de nos collaborateurs travaillent à l’accompagnement personnalisé de sa clientèle.

 

Dessin de Marine Cabidoche – Diplômée de l’école Estienne (diplôme des métiers d’Art en cinéma d’animation), Marine Cabidoche travaille sur commande, son domaine de prédilection étant l’illustration et la création de personnages. Vous pouvez retrouver son travail sur sa page Facebook et sur son blog.